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50 internautes sur 55 ont trouvé ce commentaire utile :
tout sauf un navet, 17 novembre 2001
L'infinie majorité des films de cannibales perd tout intérêt dès lors qu'ils passent au moulinet de la censure. Soyons francs, personne ne va regarder un film comme 'Cannibal Ferox' pour la richesse de ses dialogues ou les talents de composition de ses acteurs.'Cannibal Holocaust' est l'exception qui confirme la règle. Le voir en version censurée, comme ici est un plaisir fascinant et hypnotique ; en version intégrale, une expérience dont on ne ressort pas indemne. Oui, le film 'uncut' est véritablement choquant, avec ses scènes de castration, d'empalement, etc... à tel point que le réalisateur a à plusieurs reprises été accusé d'avoir tourné un snuff movie (film dans lequel un acteur est véritablement tué). Il n'en est rien, mais les scènes de massacre d'animaux sont elles absolument véridiques et ont à juste titre déclenché un tollé chez toutes les SPA de la planète. En version censurée, ce film reste très conseillable grâce à sa trame scénaristique très bien structurée (on déplorera quand même une ou deux scènes de remplissage très 'cheap' faites de toute évidence avec des rushes d'animaux), une maîtrise incontestable de la photographie prouvant qui plus est que 'Blair Witch' n'a rien inventé, et les superbes paysages naturels de l'Amazonie. On s'aperçoit alors qu'en dépit de la fascination morbide qu'il provoque 'Cannibal Holocaust' n'est pas un film d'horreur, mais plutôt un film d'aventures à la frontière du document anthropologique. Le film possède même une portée philosophique, embryonnaire certes, mais louable. Qui sait, peut-être Deodato a-t-il lu Montaigne...
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